Grégoire.

Le 22 janvier avait lieu la première de Star Académie, saison 2012. Pour reprendre les propos de Hugo Dumas, chroniqueur de La Presse : « […] le gala, lui, a démarré sur les chapeaux de roue avec les 20 gagnants des auditions de l’automne, qui ont entonné avec aplomb le nouvel hymne staracadémicien Toi + moi du chanteur français Grégoire. Une pièce inconnue ici, mais qui le deviendra dans les prochains jours. »

(Y a-t-il juste moi qui ne connais pas Grégoire?!)
C’est avec curiosité que je suis allé fouiner sur le web, histoire d’en savoir plus sur le dit « Grégoire ». À ma grande surprise, le vidéoclip de la nouvelle sensation, Toi + moi avait déjà plus de 13 300 000 vues sur YouTube! À titre de comparaison, la chanson numéro un du top franco de CKOI, Je l’aime à mourir, interprétée par Shakira, atteint les quatre millions de visionnements sur YouTube. C’est trois fois moins!! Plus loin j’apprends que Grégoire est la première vedette popularisée par My Major Company, une maison de production musicale communautaire (Merci Wikipédia!).

Une maison de production sous forme de réseau social
Développé en 2007 par Anthony Marciano, Michaël Goldman et Sévan Barsikian, trois professionnels de l’industrie de la musique en France, My Major Company fait appel aux internautes dans tout le processus. Les artistes ont la possibilité de faire produire leur album par les internautes, campés dans le rôle de producteurs de musique.

Les internautes français sont invités à se créer un profil, pour ensuite découvrir les nouveaux talents et finalement, acheter des parts de contribution  pour le projet des artistes qu’il veut aider à produire. « En achetant des parts, vous aurez accès à l’Espace Producteur de votre artiste. […] le label qui vous sollicitera à chaque étape importante du développement du projet (choix du single, pochette de l’album, scenario du clip…) […]. » Honnêtement, rien de plus simple pour avoir la chance de vivre l’expérience de producteur de musique, directement depuis le confort de ses pantoufles!

 Oui, mais…
Le modèle de My Major Company est un couteau a double tranchant : les investisseurs-internautes qui s’embarquent dans l’aventure, sans connaissance artistique ni expertise dans le milieu musical, risquent de faire des choix peu conséquents. « Ce qui fait qu’ils vont investir dans des artistes qui ressemblent à ce qu’ils aiment actuellement, empêchant alors à cet artiste de sortir du lot car bloqué par la star du moment. », déplore Roxanne Varza, dans son article My Major Company et les limites de la production communautaire. (En tout cas, ce n’est pas Lady Gaga qui aurait percé de cette façon!) Varza affirme également que le but caché derrière cette entreprise est plutôt de valider les risques associés au lancement d’un nouvel artiste, car c’est finalement la maison de production, et non les investisseurs, qui a le gros bout du bâton. C’est soudain moins intéressant… pouet, pouet.

Je me demande quel est le ratio success stories comme Grégoire, versus tous les autres artistes qui demeurent inconnus. Croyez-vous que ce genre de plateforme peut réellement aider les artistes émergents à se faire connaître?

2 avis sur « Grégoire. »

  1. En tout cas ça fonctionne bien en France, d’autres sites sont sortis sur le même modèle comme Spidart par exemple, un de mes amis a même gagné son enregistrement sur ce site !
    Il a signé chez Universal et est en ce moment même en tournage pour son 2e clip à L.A… comme quoi😉

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